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Daily Archives: juin 18th, 2006

L’Exposition au Musée d’Ixelles de l’ouvre de Georges Baines coïncide avec la parution d’un très bel ouvrage qui éclaire la démarche et la personnalité de ce grand architecte belge. On découvre comment cet Anversois s’est d’emblée inscrit après la guerre, dans une dimension internationale, puisant dans l’art moderne ses sources d’inspiration. Ses habitations se caractérisent par une recherche de lignes pures qui respirent, ouvrent l’espace du dedans, en jouant sur la lumière et les formes, et l’espace du dehors, partie prenante de la maison. 39.90 euros

Georges Baines
Ludion

L’ouvre de cette artiste est une invitation jubilatoire, un jeu de piste entre l’abstraction et la narration. L’oeil s’égare dans les transparences, les déchirures de ces tableaux composites qui bousculent l’ordonnance et les humeurs. On en émerge tout barbouillé d’orange, de turquoise, de carmin comme au sortir d’un jardin de Bonnard. Et heureux. D’autant plus que la palette est admirablement restituée. L’ouvrage est publié par Didier Devillez et préfacé par Pierre Mertens. 40, 00 euros.

Noëlle Koning
Didier Devillez

Andras Vajda, le double littéraire de l’éminent critique d’origine hongroise Vizinczey, adresse aux jeunes gens cette initiation sentimentale guidée autant par l’appétit de la chair que par la curiosité intellectuelle.
Ce Stakhanoviste de la vie amoureuse, rend hommage à toutes les femmes qui l’ont déniaisé à une époque, les années cinquante dans une Budapest stalinienne, et à un âge qui ne facilitait pas la chose. Ni tableau de chasse ni étalage impudique, ce roman d’apprentissage plein d’ironie distanciée est une fête des sens autant que de l’esprit et connaît un succès interrompu depuis sa parution.

Stephen Vizinczey
Éloge des femmes mûres
Folio

Caméra à l’épaule, Arthur Daane filme le monde tel qu’il est et plus encore sa stupéfaction d’en être. Depuis la mort de sa femme et de son fils, il se sent à mi-chemin des vivants et des disparus, suspendu entre ce qui fut et ce qui sera et c’est dans ce sursis qu’il entend séjourner désormais. C’est un grand livre que celui de Cees Nooteboom, par l’ambition et la facture ; lancinant et flûté, ce voyage éclaire le nôtre d’une consolation lucide.

Cees Nooteboom
Le jour des morts
Folio

Réédition en Folio Policier du roman culte de James Crumley Le dernier baiser. Première enquête du détective privé C.W Sughrue, le spécialiste des femmes fatales et des enfants fugueurs. Où il devra se démener comme un beau diable pour démêler les fils d’une embrouille mise en place dans les règles de l’art.
Tournées des bars, jolie disparue, chien alcoolo, discussions « animées », distribution de savates, longs voyages en bagnole, … tout y est ou presque ! « Les grands discours intellectuels, ca va cinq minutes, mais dans ma partie c’est encore la violence et la douleur qui paient le plus ». Pur polar.

James Crumley
Le dernier baiser
Folio

A deux mois de la retraite, Lao Ding, ouvrier exemplaire, plusieurs fois diplômés, est victime de licenciement économique. L’ancienne Chine collectiviste a bien changé, elle est marquée à présent par l’initiative privée, la corruption des cadres, l’ingéniosité des plus pauvres…
Lao ding, décontenancé et optimiste tout à la fois, se met donc en quête d’un nouveau métier ! Bientôt, reconverti à l’esprit du capitalisme, il se lance, contre toute attente, dans le commerce du libertinage.
Un petit roman tendre et féroce écrit par l’un des auteurs majeurs de la Chine contemporaine.

Mo Yan
Le maitre a de plus en plus d’humour
Points Seuil