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Daily Archives: juillet 18th, 2006

Saki alias Hector Munro, Docteur ès humour anglais, grand maître de l’absurde, pourfendeur satirique de la « belle » société post-victorienne a écrit quantité de désopilantes nouvelles. On retrouvera ces dernières dans la collection 10/18 et au Livre de poche. Outre ces bijoux ciselés d’ironie et de « nonsense », Saki s’est fendu d’un roman, celui qui fait l’objet de cette réédition, sous l’impulsion de Jean-Claude Zylberstein, directeur de collection toujours bien inspiré.

Le lecteur découvrira Comus « l’insupportable » Bassington, jeune, excessif, narcissique, écervelé et incorruptible, en plein conflit avec sa mère Francesca, une femme qui, « si on l’avait priée de décrire son âme, aurait dépeint son salon ». Cette dernière est bien décidée à trouver à son fils une situation, voire une occupation, en un mot une épouse bien dotée. Des parties de bridge où l’on s’affronte au moyen de phrases assassines au alcoves du parlement où la forme importe toujours plus que le fond, nous voilà plongés dans l’hypocrisie, la sophistication, pour ne pas dire la superficialité, de cette belle Angleterre d’antan, celle que le moderne Saki entend résolument tourner en ridicule…. absolutly fabulous.

Un roman subtil, très drôle et non dénué d’une certaine profondeur…
Après le plat de résistance, les zygomatiques du lecteur pourront s’exercer sur quatre nouvelles inédites.

Saki
L’insupportable Bassington suivi de quatre nouvelles inédites
Robert Laffont, Coll. Pavillons

Les meurtres ne sont pas, à Reykjavik , cette sale habitude prise par les grandes mégalopoles ultraviolentes que sont New-York, L.A., Londres ou Rio de Jaineiro . Quand l’inspecteur Erlendur se voit chargé du meurtre d’un vieil homme, Holberg , assassiné dans son salon, il comprend vite que sa relative tranquillité islandaise vient, en un violent coup de cendrier, de prendre fin. D’autant que l’assassin a pris un malin plaisir à laisser un message pour le moins énigmatique : « je suis lui ».

Quelques jours plus tard, alors que la police découvre des milliers d’images pornographiques dans le disque dur de la victime, Erlendur met la main sur la photographie d’une tombe d’enfant que dissimulait Holberg dans le bureau, l’affaire prend une tournure inattendue… Ce premier roman, écrit avec une grande maîtrise, saura plaire aux amateurs de polars.

Arnaldur Indridason
La cité des jarres
Points Seuil