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Daily Archives: janvier 13th, 2007

C’est un petit trésor de nouvelles que publie ce mois-ci Bernard Pascuito dans le recueil qu’il consacre à O. Henry. Nul doute que l’éditeur parisien souhaite rendre justice à cet écrivain américain né en 1862 et tombé depuis longtemps dans les oubliettes de l’édition francophone. Avant de mourir à 48 ans, O. Henry a le temps d’écrire plus de six cents nouvelles. Les huit textes rassemblés dans « La théorie du chien », admirables de concision, de subtilité et d’humour, illustrent parfaitement les grands thèmes de son œuvre : prédilections pour l’imposture, le quiproquo et la fatalité du destin, mélange qui fit de lui le maître de ce genre si particulier qu’est le Surprise ending . « L’étrange est bien plus ordinaire que l’inattendu » disait-il  ; préparez-vous donc à quelques surprises…

O. Henry
La théorie du chien

Bernard Pascuito
traduit par Michèle Valencia (Etats-Unis)

 

Merveilleux livre que ces « Dernières nouvelles du labyrinthe » publié aux éditions la Mesure du possible. Jacques Raket rassemble ici vingt et une nouvelles au thème récurrent : le labyrinthe. Émanations littéraires aux styles très divers (du polar à la SF en passant par la biographie), ce recueil ne manque ni d’humour ni d’érudition. Chaque nouvelle s’accompagne d’une recherche graphique et de notes d’un grand intérêt. Jacques Raket connaît son affaire: depuis dix ans il se consacre aux dédales. Il nous livre donc ici une partie de son savoir sous une forme hybride qui fait correspondre avec bonheur fond et forme. Objet brillant aux milles facettes, aux frontières incertaines, cabinet de curiosités littéraires qui n’est pas loin de l’univers d’un Hugo Pratt. Mille voyages, mille personnages, mille rencontres, parmi lesquels le lecteur saura (re)trouver son chemin.

Jacques Raket
Dernières nouvelles du labyrinthe

Ed. La Mesure du possible

Attention, ceci n’est pas une fiction… mais un recueil d’articles écrits entre 1984 et 1992 pour la chronique policière d’un quotidien de Floride. Avant de devenir écrivain, Connelly eut l’occasion de suivre de près le travail de la police en intégrant une équipe d’enquêteurs. Drogue, enlèvement, racket, hold-up… un catalogue d’affaires criminelles desquelles il prend le parti de faire surgir le facteur humain : l’humanité des victimes, des criminels, comme celle des flics. On est donc loin des simples comptes-rendus cyniques ou sensationnalistes. Connelly veut mettre en perspective, rendre dicible l’horreur, la rendre non pas compréhensible mais appréhendable. Au fil des pages, il essaye de comprendre ce qui l’a mené à son premier succès, Le poète, roman qui met en scène un journaliste… La réalité donc, parfois crue mais toujours captivante.

Michael Connelly
Chroniques du crime
Seuil